Mon expérience de Fille au Pair en Angleterre.

Mon expérience de Fille au pair en Angleterre

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J’ai décidé de créer une nouvelle série d’articles sur mes différentes expériences à l’étranger, suite à de nombreuses questions que je reçois sur Instagram – d’ailleurs si tu ne me suis toujours pas, je t’invite à le faire xx @himerope_

On me demande souvent des informations concernant mes différentes expériences à l’étranger. Vous savez probablement que j’ai fait un stage à Los Angeles durant le printemps 2018 et que je suis actuellement de nouveau en stage, en Irlande cette fois, pour une durée de 6 mois. Mais bien avant ces deux expériences, il faut savoir que j’ai également été fille au pair en Angleterre.

Et oui! Je ne parle quasiment jamais ce sujet parce que cette expérience ne fut pas très positive pour moi. Pour être honnête j’étais partie pour rester 11 mois mais je n’en ai tenu que 3. Cependant parler de mon expérience pourrait répondre à un tas de questions concernant la situation d’une fille (ou d’un garçon) au pair, pour tout ceux qui souhaiteraient tenter l’aventure.

Il y a maintenant bientôt trois ans, après avoir obtenu ma Licence, j’ai décidé de faire une année de césure. J’avais besoin de faire un break dans mes études, de prendre du temps pour moi, pour faire des choses que j’avais toujours eu envie de faire.

L’un de mes plus grands rêves était de partir à l’étranger pour parler anglais le plus couramment possible. Et c’est en faisant des recherches sur des éventuels jobs à l’étranger que je suis tombée sur la vidéo Youtube d’une fille au pair française aux Etats-Unis. Son discours m’avait vraiment donné envie de tenter l’expérience. Après plusieurs semaines de prospection, ma décision était prise, je souhaitais partir une année en tant que fille au pair dans une famille britannique car l’Angleterre était un pays qui m’attirait depuis que j’étais toute jeune (toi-même tu sais si Harry Potter a bercé ton enfance) et qui était relativement proche de la France.

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Être Fille au Pair et comment le devenir ?

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Une fille (ou garçon) au pair est une personne qui s’occupe des enfants d’une famille, parfois de quelques tâches ménagère également, en échange d’un salaire (environ 100€/semaine) et d’un logement (repas compris).

Pour devenir fille (ou garçon) au pair vous avez en général 3 possibilités pour trouver une famille d’accueil :

  • le bouche-à-oreille
  • les agences de placement : parmi elles, les plus connues sont Cultural Care, AFJ Au Pair, Europair, etc.
  • les sites internet : Au Pair World est le plus connu d’entre eux.

Pour ma part, j’étais partie avec le site Au Pair World car j’y voyais la possibilité et l’avantage de choisir moi-même ma famille d’accueil, sans filtre ni sélection préalable de la part d’une agence. Mais je pense que si c’était à refaire,  je n’hésiterai pas à payer une agence de placement pour plus de sécurité, même si le risque 0 n’existe pas.

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Mon expérience de fille au pair

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Je n’aborderai pas tous les détails de mon expérience car il n’est pas nécessaire de remuer de mauvais souvenirs ou de véhiculer exclusivement de la négativité à propos d’une expérience qui pourrait être très enrichissante pour quelqu’un qui prend les bonnes décisions. Loin de là mon idée de vous démotiver, je souhaite me servir de mon expérience pour vous fournir de bons conseils afin de prévenir les éventuelles mauvaises surprises que j’ai pu moi-même rencontrer.

Je suis arrivée dans une famille de 3 enfants en bas âge. Etant l’aînée d’une grande famille, j’étais persuadée d’être capable de m’en occuper sans problème. Mais plusieurs inconvénients liés à cette situation sont venus se greffer à mon quotidien.

Tout d’abord, l’un de ces trois enfants n’était pas scolarisé et n’allait à la crèche que 2 après-midis par semaine, ce qui signifiait que je le gardais tout le reste du temps. Ce n’était pas un enfant compliqué mais le fait est que de s’occuper d’un enfant de 2 ans toute la journée, c’était beaucoup de travail. De plus, les deux autres enfants qui étaient scolarisés à la « maternelle » avaient des horaires différentes, l’un finissait très souvent à midi, l’autre à 15h, ce qui me coutait de nombreux allers-retours à l’école. En clair,  je passais mon temps entre la maison et la voiture.

De plus, ma famille d’accueil ne vivait pas dans une grande ville, ce qui signifiait que j’étais isolée, très limitée en termes de transports en commun et d’activités à faire. Je dépensais une grosse partie de mon argent dans les trains et les bus National Express et je devais me restreindre à sortir de la ville uniquement le week-end. Très vite, l’ennui et la routine ont pris le dessus sur mon moral. D’autres facteurs ajoutés à cette situation m’ont amené à ma décision de quitter ma famille d’accueil avec laquelle je n’ai gardé aucun contact, et c’est tant mieux.

Pendant très longtemps j’ai vécu cette expérience comme un échec, moi qui avait toujours rêvé de voyager et de potentiellement m’expatrier dans un pays anglo-saxon, j’avais l’impression d’en être devenue incapable, que ce genre de vie ne me correspondait peut-être pas. Mais j’ai laissé le temps faire son travail, afin d’appréhender mes peurs et me décider à repartir. Deux ans plus tard j’ai franchit le pas, non pas sans appréhension, mais en ayant retenu les leçons de cette première « mauvaise » expérience.

J’ai longtemps considéré cette expérience comme quelque chose de négatif. Mais avec le recul, de la maturité et après avoir fait un long travail sur moi-même, j’ai commencé à l’envisager comme quelque chose qui fut positif à ma vie. Tout d’abord cette expérience m’a fait grandir, m’a responsabilisé et m’a rendue plus dégourdie dans tous les sens du terme. J’ai également appris à être moins naïve, à ne pas accorder ma confiance trop facilement et à prendre des décisions plus réfléchies.

Cette expérience m’a aussi fait extrêmement progresser en anglais, moi qui avait déjà un assez bon niveau à l’écrit, j’étais désormais capable de comprendre quasiment tout ce que l’on me disait et de tenir une conversation en anglais sans avoir peur du jugement ou des éventuelles erreurs de langage.

Enfin, grâce à cette expérience j’ai pu explorer le Royaume Uni, un pays pleins de surprises et très riche culturellement. J’ai eu l’occasion de visiter plusieurs villes telles que Salisbury, Oxford ou encore Edimbourg, en Écosse. J’ai également été plusieurs fois à Londres, qui est de loin ma ville préférée sur Terre.

Encore une fois, cette expérience est la mienne, il ne faut pas prendre tout ce que je viens de vous raconter comme une généralité. J’ai de nombreuses amies qui ont été filles au pair et pour lesquelles ce fut une aventure formidable. Je pense que chaque expérience est propre et qu’il faut simplement prendre ses dispositions, prendre le temps de réfléchir et de comparer pour trouver la famille et l’environnement qui vous conviendra le mieux.

Ci dessous, voici quelques conseils et quelques points qui, selon moi, sont à prendre en compte avant de vous décider.

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Mes conseils pour une expérience de fille au pair réussie

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1 – Le choix de la famille et de sa situation : prenez en compte le nombre d’enfant à charge, leur âge, s’ils sont scolarisés ou non etc. Mais aussi, et c’est vraiment important, trouvez une famille qui a vraiment les moyens de payer une fille au pair et qui ne va pas compter au centime près leurs dépenses vous concernant ou pour faire une sortie en famille par exemple.

2 – Le choix de la localisation : privilégiez une grande ville ou une ville qui dispose d’un solide réseau de transports en communs pour éviter de se ruiner et surtout pour éviter d’être isolé(e) de tout.

3 – Posez des limites à la famille : Certaines familles peuvent parfois trop vous en demander sans même s’en rendre compte. Tenez vous à ce qui est écrit dans votre contrat d’au pair (dont vous aurez discuté au préalable avec votre famille d’accueil), et si il y a des changements notez-les tous, notez vos heures supplémentaires et également les compromis passés. N’ayez pas peur de refuser quelque chose dont vous ne vous sentez pas capable de faire ou que vous n’avez tout simplement pas envie de faire.

4 – Dialoguez avec votre famille. Ce conseil est valable lorsque vous sentez bien et surtout quand vous vous sentez moins bien, quand la nostalgie ou le homesick se fait ressentir. Ne laissez pas non plus un malentendu ou un accrochage prendre le dessus sur votre relation avec votre famille d’accueil. Discutez, c’est important.

5 – Profitez de votre temps libre pour explorer le pays, voyager, sortir de votre routine et rencontrer de nouvelles personnes.  Ne vous isolez pas. Pour cela, les réseaux sociaux sont un coup de pouce. Il existe de nombreux groupes Facebook de filles (ou garçon) au pair qui se rassemblent et qui organisent des rencontres, des sorties et des petits trips sympa. N’hésitez pas aussi à vous sociabiliser davantage en prenant des cours d’anglais dans une école ou en vous inscrivant dans une salle de sport pour faire plus de rencontres. Mais aussi sortez au pub, au parc ou au café du coin, n’ayez pas peur d’aborder des inconnus, les anglo-saxons sont très ouverts et très friendly en général.

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C’est tout pour cet article. J’espère qu’il aura répondu à certaines de vos questions et qu’il vous sera utile si jamais vous envisagez de devenir fille (ou garçon) au pair un jour. Si vous avez encore des interrogations ou si vous souhaitez partager votre expérience, je vous invite à me laisser un commentaire!

À très vite,

Himerope 

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I N S T A G R A M – T W I T T E R

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